Avec tes oreilles, tu vas casquer ! 5 idées reçues à faire tomber

La sensibilisation aux risques sonores s’est accrue ces dernières années, pourtant les jeunes sont de plus en plus nombreux à présenter des troubles de l’audition. En interrogeant des lycéens et étudiants, il est clair que les préjugés autour de l’écoute des musiques amplifiées y sont pour beaucoup. Mauvaises habitudes, généralités ressassées, insouciance générationnelle… Les idées reçues sont légion, mais on peut toujours les contrecarrer !





« Un casque protège mieux les oreilles que des écouteurs »

Certes un casque isole mieux de l’extérieur et permet donc de régler le son moins fort, mais il n’est pas plus inoffensif que des écouteurs ! La pression acoustique est exercée au plus près du tympan et plus fortement encore avec un casque isolant. Attention aussi aux casques bas de gamme qui n’égalisent pas correctement les fréquences et abîment donc l’oreille avec un rendu trop aigu. Que l’on ait un casque ou des écouteurs intra-auriculaires, la seule consigne pour se préserver est d’éviter d’écouter à fond, en réglant le volume à la moitié du maximum d’un baladeur, et de limiter la durée d’écoute à 7 heures par jour. Un appareil est fourni avec des écouteurs ne pouvant excéder 100 décibels, notre seuil de tolérance est à 85, faites le calcul… Et surtout, bannissez le casque pour la nuit… les oreilles aussi ont le droit de se reposer !





« On entend mal un concert avec des bouchons d’oreille »

Faux ! Les bouchons d’oreille en mousse vont seulement atténuer le son, et particulièrement les sons aigus, peu les basses. Ils permettent de diminuer l’intensité sonore de 10 à 20 décibels, selon la protection auditive. Avec des bouchons filtrants plus performants, chaque tonalité est clarifiée, mais pas bloquée ! Pour ceux qui vont souvent en concert, les embouts avec filtres sont une bonne option, économique, car l’atténuation est plus linéaire et préserve ainsi la qualité du son. Dans tous les cas, positionnez bien vos bouchons, c’est votre meilleure protection.





« Les salles de concerts et discothèques gèrent le son, aucun risque ! »

Les salles respectent les niveaux sonores imposés, limités à 102 décibels (calculé sur une moyenne de 15 minutes) et 118 décibels pour les basses fréquences. Mais le son élevé en continu fragilise gravement le tympan. À vous de prendre les dispositions nécessaires pour vous prémunir des risques de ce type d’exposition sonore. Évitez le premier rang et éloignez-vous des enceintes. Pensez aux bouchons d’oreille et ne les enlevez pas intempestivement, le choc pourrait être brutal pour le tympan. Accordez-vous aussi des pauses au calme pour prévenir tout dommage auditif : 30 minutes toutes les deux heures ou 10 minutes toutes les 45 minutes. Après une sortie bruyante, le silence pendant quelques heures sera votre meilleur allié, laissez votre baladeur sur off !





« Ça ne fait pas de mal d’écouter de la musique fort de temps à autre »

Faux ! Fort, c’est toujours avec précaution(s) ! Plus le niveau du son est élevé et l’exposition prolongée, plus le risque de développer des lésions sérieuses, voire irréversibles, est important. Une seule fois suffit ! Selon l’OMS, 50% des jeunes de 12 à 35 ans s’exposent à une déficience auditive en cas d’abus de sons forts. Même si nous ne sommes pas tous égaux face aux risques, l’oreille est un organe fragile et particulièrement l’oreille interne, constituée de milliers de cellules ciliées. Si vous écoutez de la musique à un volume élevé et trop longtemps ou si vous vous exposez à des sons aigus et bruits agressifs, ces cellules, irréparables, peuvent être détruites… Mieux vaut donc éviter tout excès.





« Une perte auditive est passagère après un concert ou une soirée »

Pas forcément ! Bourdonnements, sensation d’oreilles bouchées ou cotonneuses, baisse de sensibilité, sifflements en l’absence de bruit… ces signes ne sont pas anodins et témoignent de la souffrance éprouvée par vos esgourdes. Le risque auditif est avéré avant l’apparition d’une douleur… Au moindre signal, reposez impérativement vos oreilles au calme pendant plusieurs heures ! Si les symptômes persistent, consultez un médecin au plus vite. Du reste, si les troubles auditifs peuvent être temporaires après une soirée, l’altération de l’oreille peut ne pas être tout de suite perceptible. Les pertes auditives se développent progressivement, insidieusement, au fil des années et expositions successives au bruit. La gêne peut donc disparaître avec le temps, mais elle enraye votre capital auditif et crée des déficits permanents. À bon entendeur…


Un focus réalisé par sept étudiants de l’Université d’Angers, dans le cadre du Mois de la gestion sonore, en collaboration avec Le Pôle de coopération des acteurs pour les musiques actuelles en Pays de la Loire et l’Agence Régional de Santé.
Émilie Bassoud, Pauline Chaignier, Julia Chauveau, Coraline Gourdon, Jann Mouris-Fotu, Anouck Roger, Celia Thies

musique
  • Création : 8/11/2019
  • Mise à jour : 12/11/2019

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