Bienvenue au Motel

Lundi 17 juin, le Grand Théâtre accueille de nouveau le concours des compagnies sous la présidence du futur directeur artistique 2020 du Festival d’Anjou, Jean Robert-Charrier et sa complice de toujours, Arlette. La première pièce présentée est Motel, a drama comedy series de Charly Fournier, une ode aux sitcoms américaines.


Des drames en série

Pas moins de sept épisodes pour nous raconter les histoires qui se déroulent dans ce fameux motel situé dans l’état du Texas aux USA. Pas moins de seize personnages vont se croiser dans ce motel. Tous semblent perdus, se sentent mal dans ce pays qui vient de connaître un tournant suite aux dernières élections présidentielles. Il y a l’homme suicidaire, qui ne fait jamais rien de bien, retrouvé par deux femmes de ménage complètement chamboulées par cette macabre découverte, l’homme qui veut sacrifier une pute au nom d’un monde meilleur, le couple avec deux enfants en bas âge qui n’a plus les moyens de se payer quoi que ce soit, le couple qui séquestre leur patronne pour avoir un meilleur poste au travail et le gentil petit couple qui s’est trouvé au mauvais endroit au mauvais moment. Tous sont au point de rupture avec leur vie, rien ne va plus pour eux et la mort semble être le seul moyen d’arriver à leurs fins. Ces drames en série vont ponctuer chacun des épisodes et finir en bouquet final : le feu d’artifice.


Quatre acteurs, un décor pour cet univers sombre

Dans cette mini-série à l’américaine, nous passons de chambre en chambre pour découvrir de nouveaux personnages et les drames de leur vie. Seulement quatre acteurs, deux femmes et deux hommes, campent les seize personnages. Une performance pour chacun d’eux de s’approprier au mieux chaque figure plus ou moins perdue dans cette vie pas si simple. Le décor évolutif permet de matérialiser chaque chambre et l’écran du fond rend l’effet série américaine encore plus vrai grâce à une citation et la mise en situation. Tout cela met en exergue le côté sombre de la pièce qui reflète et critique la société dans laquelle nous vivons et qui peut nous renvoyer à nos propres peurs quant à l’avenir.


Chacun d’entre nous vit et comprend cette pièce comme il le peut. Quoi qu’on pense et quoi qu’on en dise, cette pièce a le mérite de ne pas nous laisser indifférent et c’est là toute la beauté du théâtre.


Crédit photo : Pascal Riondy

théâtre
  • Création : 19/6/2019
  • Mise à jour : 19/6/2019

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