Flamenco en Loire : En route pour Algeciras

Les 21, 22 et 23 juin, filez à Gennes. A l’aide d’un système de téléportation sonore, vous serez transporté en Espagne, dans la ville d’Algésiras ! Le Festival Flamenco en Loire vous propose une excursion dans la culture du flamenco, à la rencontre de musiciens, chanteurs et danseurs hispaniques et français.


Pour sa 3e édition, le Festival Flamenco en Loire retrouve ses racines. D’abord celles du Flamenco avec une exploration de la ville d’Algésiras, berceau du Flamenco qui connaît une ébullition musicale constante dans ses murs. Mais aussi celles de son organisatrice, la Cie Eoliharpe, qui recolle à son leitmotiv premier : le voyage, la rencontre et l’ouverture. La compagnie a fait appel au musicien Mathias Berchadsky alias El Mati pour succéder à Philippe Buron et concocter ce 3e volet du festival.





Un festival familial

Programmateur de dates flamenco pendant deux ans dans un club parisien, le guitariste a tenu à s’écarter des tendances festivalières. « J’aurais pu faire un pot-pourri de noms qui tournent, comme dans les gros festivals de flamenco – Mont-de-Marsan, Nîmes, Chaillot, La Villette -, mais l’idée était de donner du sens à la programmation et de fonctionner comme un festival à caractère familial, type Toulouse ou Rivesaltes. » Exit donc les artistes mainstream du flamenco, Mathias Berchadsky veut faire entendre les professionnels rodés mais aussi les aficionados du flamenco pour qui il a « beaucoup d’amitié ».





Du haut niveau

Et cela n’empêche évidemment pas la qualité. « La réflexion qui m’anime depuis le début est d’éviter de faire un festival pour les spécialistes et de proposer des choses de très bonne qualité tout de suite. Des artistes top niveau qui ont travaillé comme des malades pour atteindre l’excellence » précise le musicien qui a passé plus de 20 ans à faire des allers-retours en Espagne et s’y est formé à la guitare flamenca après 10 ans dans le milieu jazz professionnel. De ces années à jouer partout, il a gardé le goût de la rencontre entre passionnés et virtuoses du style. Le festival sera donc axé sur la découverte avec des pépites de la guitare flamenca, du chant et de la danse, pour la plupart issus d’Algésiras.





Cap sur Algésiras, un vivier artistique

Cette 3e édition de Flamenco en Loire est la première des trois escales en villes andalouses. « J’ai envie d’explorer des villes peu connues qui ont un vivier d’artistes que l’on n’entend pas partout. » Mathias Berchadsky s’est donc d’abord arrêté sur Algésiras, une ville industrielle du sud de l’Espagne, un port de peu de biens qui transpire la détresse sociale mais un lieu à l’identité musicale forte. « Les villes d’Andalousie ont chacune un style flamenca. Avec cette idée de destinations, on peut voir ce qui fait le son d’une ville car tous les artistes sont imprimés par l’endroit d’où ils viennent » remarque El Mati. Et même si les destinations des deux prochaines éditions restent secrètes, le principe est de programmer « des artistes par ville et par micro-sphère d’influences musicales pour donner une idée de ce qui se passe dans les villes les plus pourries d’Espagne ! »





Une destination de hasards

Algésiras est aussi la ville de naissance de Paco de Lucia, « un vrai héros, le meilleur musicien et le plus connu du flamenco, une source d’inspiration inépuisable » selon Mathias Berchadsky. Mais ce sont surtout de heureux hasards qui ont mené le programmateur à élire ce port de la baie de Gibraltar : un album travaillé avec la chanteuse Alicia Carrasco résidente d’Algésiras qui l’a mené vers le guitariste José Manuel Léon ; la rencontre avec un guitariste du cru qui a repris des chansons de son premier album ; du temps passé avec des gens typiques… Pour lui, « c’est là que ça se passe ».





Des artistes de tous bois

Outre deux duos locaux – la danseuse Cécile Capozzo avec le guitariste Romain Tranchant et la danseuse Karine Gonzalez avec le multi-instrumentiste Idriss Agnel –, la quinzaine d’artistes invités viennent tous d’Algésiras. Ils ne sont pas forcément dans la lumière mais reflètent toutes les sensibilités de la musique andalouse. En émule du grand Paco de Lucia, deux guitaristes virtuoses, José Manuel Léon et José Carlos Gomez feront une éclatante démonstration de leur instrument, sur les pas du pionnier. Les chants de Manuel Paralta Florès résonneront dans l’Amphithéâtre de Gennes et la grande danseuse Rosario Toledo accompagnera le collectif Mujer Klorica composé notamment d’Alicia Carrasco et José Manuel Léon.

À côté des spectacles, des stages et masterclass ouverts à tous sont proposés pour découvrir la danse et la guitare flamenca. Trois jours de fête à vivre en famille, trois jours autour d’un riche programme peu onéreux.


INFOS : https://flamencoenloire.fr

festival
  • Création : 18/6/2019
  • Mise à jour : 18/6/2019

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