Hotmilk Film Makers, cinéastes de demain

C’est un peu le Premiers Plans choletais ! Depuis 2013, le Festival Hotmilk Film Makers met en lumière de jeunes cinéastes du Choletais, en présentant divers courts-métrages type film, clip, websérie ou ciné d’animation. Petit festival sans prétention, Hotmilk Festival montre pourtant déjà des perles, avec des réalisateurs ou techniciens très prometteurs. Pour sa 3e édition, il propose une douzaine d’œuvres audiovisuelles et un plein de rencontres, sur deux soirées.

Tour d’horizon avec son directeur artistique, Ronald Guérin.





Comment est né le festival Hotmilk Film Makers ?

C’est tout simple, je travaille dans l’Internet, je regarde donc souvent ce qu’il se passe sur les réseaux sociaux, et étant amoureux de l’image, j’ai vu pas mal de courts métrages de tous types. Et je suis tombé sur des petits Choletais qui font des trucs vraiment très bien ! Ici, on ne sait pas qu’ils existent et c’était impossible pour moi qu’on ne les voit pas, alors j’ai eu envie de les mettre en avant. C’est venu comme ça. J’en ai contacté certains, ils étaient quatre à l’origine, et ont tous été partants pour faire un festival.


Pourquoi seulement des Choletais ?

On est sur le Choletais pour l’instant, mais on essaye de s’ouvrir. À l’origine il fallait qu’il y ait au moins un Choletais dans l’équipe. C’est pourquoi on reçoit des réalisateurs venus de partout. Mais on ne peut pas rester comme ça : plus je vois ce qu’il se passe dans la région, plus j’ai envie d’ouvrir le festival car il y a des belles choses dans le coin.

Quand j’ai fait ma première édition, je me suis dit que c’était un coup comme ça, car je ne pensais pas avoir assez de contenu pour faire une deuxième édition. Et puis, je me suis rendu compte qu’il y en avait beaucoup plus que je ne le pensais à Cholet. Des jeunes qui sortent de BTS audiovisuel, d’autres qui ont fait l’IFRA à Rennes, à Paris, et beaucoup travaillent dans le milieu du cinéma et du film.

J’essaye de me limiter à deux heures de film : 2 soirées d’une heure plus des rencontres avec les différents intervenants. Et cette année, j’ai dû voir plus de 5 heures de film… J’ai toujours plus du double de ce qui passe.




Guillaume Berson / Sébastien Vion / Joris Favraud / Yoann Luis

Certains cinéastes passés au festival ont-ils eu un écho national ?

Cette année, on présente par exemple un film intitulé Un petit côté drive qui a été réalisé par Yoann Luis. Ça fait trois ans qu’il vient au festival et son premier court-métrage a été sélectionné dans plus d’une trentaine de festivals à travers le monde ; il a reçu un 1er prix au festival de Los Angeles et un autre à Las Vegas. Il a aussi présenté un film au Short Film Corner de Cannes, il commence donc à avoir un peu de notoriété. Et l’étalonnage d’Un petit coté drive a été réalisé par Yvan Lucas. C’est un Choletais qui travaille à Los Angeles et qui a fait entre autres l’étalonnage de Hunger Games, Twilight et de films de Tarantino. Si vous regardez la filmographie d’Yvan Lucas, elle est énorme et c’est un petit Choletais !


Avez-vous provoqué des rencontres avec ce festival ?

Toutes les personnes invitées au festival qui ne se connaissaient pas forcément au départ ont appris à se connaître et travaillent maintenant ensemble sur des projets un peu plus gros. La rencontre avec Yvan Lucas vient clairement du festival, car tous les réalisateurs qui ont fait la première édition se sont soudés. Je sais que depuis le festival, Joris Favraud collabore aussi avec un autre réalisateur choletais, Corentin Luis. Il y a aussi Nino Vella, un compositeur du Choletais qui était là dès la première édition et travaille maintenant aux côtés de Joris Favraud, Corentin Luis ou Yoann Luis. Ils ont tous été montrés en même temps et se sont trouvés.





Est-ce un festival ouvert aux professionnels ou aux amateurs ?

Les deux. Il y a des amateurs purs car en marge du festival, j’ai monté un concours junior. On a donc accompagné des lycéens sur un thème toute l’année et le gagnant ouvrira le festival. À côté de ça, il y a des autodidactes pas forcément à 100% dans le cinéma, mais qui le vivent par passion. Il y a notamment Guillaume Berson dont ce n’est pas du tout la formation qui commence à se lancer. D’autres sortent juste des écoles, donc on a une part d’amateur. Mais des pros aussi.


Trouvez-vous une reconnaissance sur le territoire ?

On a été surpris ! Quand on a lancé le festival, on s’était dit qu’on prendrait la salle de 90 places du Cinémovida, mais finalement dès la première édition, on s’est retrouvé dans la salle de 220 places, avec plus de 160 personnes par soirée. Même chose l’an dernier. En moyenne, on tourne à 330 personnes sur le festival. Les rencontres sont riches, le public réagit beaucoup et c’est aussi un festival intéressant de ce point de vue là.


Avez-vous des liens avec le festival Premiers Plans ?

Pour l’instant, on n’a pas vraiment de lien. Il y a un autre festival choletais qui s’appelle Adaptations, dont on a rejoint l’association. Alors on essaye déjà de se mailler entre nous.
On est une toute petite association : Je suis quasiment seul à gérer le festival, en plus du concours lycéen donc pour l’instant, on ne peut pas aller au delà. On ne demande qu’à grossir, mais il faut du temps.





Malgré la diversité des films, y a-t-il un thème récurrent cette année ?

Il y a vraiment de tout ! Ça va de l’épouvante au drame, et même jusqu’à de l’heroic fantasy, c’est vous dire comme c’est peu commun. Il n’y a ni style, ni genre qui se rejoigne.


Un coup de cœur cette année ?

C’est dur ! J’en ai eu plusieurs. Disons qu’il y a quatre gros courts métrages : Un petit côté drive, Le sceau de la corruption, Croisade et Mélanie. Des styles que j’aime bien. Mais celui qui m’a surpris, c’est Testament, un documentaire. En règle général, je ne suis pas très documentaire, mais celui-ci m’a laissé scotché.

cinéma
  • Création : 22/9/2015
  • Mise à jour : 22/9/2015

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