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ANNULÉ - Les Endimanchés : Installation de Cécile Borne "Les indigènes du 7ème continent"

ANNULATION
Suites aux décisions du gouvernement, l’événement est annulé. Les personnes ayant déjà acheté leur place seront remboursées prochainement.

LES ENDIMANCHÉS

Installation d’art contemporain & performances en libre accès

Les Endimanchés sont un carrefour : en décembre, La Grande Boutique invite chaque année un.e plasticien.ne à créer une installation qui, tous les dimanches, devient le lieu de rencontres artistiques inédites et éphémères ( danse, théâtre, musique… ). Si habituellement les 2èmes parties d’après-midi sont consacrées aux pratiques amateurs et jam sessions, la crise sanitaire nous a conduits à privilégier, pour cette nouvelle édition, des créations professionnelles. Mais l’esprit de ces Endimanchés demeure : Les Cahiers de Nijinski, D’ici Dense et Pirate patate restent bien sous le signe de la transdisciplinarité, inscrite dans l’ADN de ces Endimanchés !

Cette année La Grande Boutique est particulièrement touchée d’inviter celle qui fut à l’initiative de ces Endimanchés : Cécile Borne, plasticienne et chorégraphe.

CÉCILE BORNE
plasticienne et chorégraphe

Élevée au bord de la mer, sur les rivages de la Bretagne, Cécile Borne pratique depuis l’enfance la chasse aux trésors. Cette activité de naufrageuse détermine pour toujours sa fascination pour l’expérience de la limite et la poétique de la ruine. Après des études d’arts plastiques à l’Université de la Sorbonne et de danse à Londres et Paris, suivent 15 années de tournées internationales avec des compagnies chorégraphiques. En 2000, de retour en Bretagne, elle crée la Cie Aziliz Dañs à la croisée de la danse, des arts plastiques, de la vidéo. Elle développe alors un travail de mémoire et de création autour des tissus échoués, parcelles d’étoffes venues du large et rejetées par la mer. Ces fragments de tissu deviennent le point de départ d’un développement sensible aux lisières de l’intimité du corps et du tissu social. Ces humbles reliques, ruines muettes témoignent d’une histoire sans parole. Elle mène depuis 2018 un travail artistique et militant sur les déchets plastiques présents sur le littoral. Dans cet arpentage de traces, elle interroge l’humain dépouillé et l’humain social, leurs formes parcellaires, visibles et invisibles.

INSTALLATION
« Les indigènes du 7ème continent »

Fiction ethnographique plastique

« Pendant 20 ans j’ai récolté ces fragments textiles sur les côtes de Bretagne et d’ailleurs. J’ai écarté de mon regard le plastique, pourtant bien présent sur le rivage. Cette matière particulièrement indésirable ne m’inspirait pas. Puis, il m’a fallu me rendre à l’évidence, je ne pouvais plus faire comme si ce n’était pas là. Il fallait que je porte un regard sur cette réalité. Ce déchet avait aussi des choses à dire. De ce nouveau regard, ont émergé LES INDIGÈNES DU 7ème CONTINENT. Ce peuple habite les contrées plastiques et nous renvoie à notre inconséquence. Sa présence est le miroir de notre surconsommation galopante et de notre incapacité à gérer les déchets. Le visiteur est invité à circuler entre objets, images, ponts d’écoute sonores, vidéo, abstractions géométriques répétitives, accumulations étranges, mouvances organiques, détournements de fonds marins, appropriations plastiques. Il chemine à la rencontre de ce monde, né de notre saturation consumériste. Ce peuple du 7ème continent assemble les fragments, compose des rituels en liquidant la fonction première afin de laisser émerger un imaginaire ludique mais aussi inquiétant. Il habite un monde reconstitué par une esthétique de l’abandon, il invente de nouveaux codes, de nouveaux rites sur l’autel du grand désastre planétaire. »
Cécile Borne

Crédit photo : Cécile Borne

0297238383
Entrée libre
  • Création : 14/10/2020
  • Mise à jour : 30/10/2020
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