Carl Laforêt, un comédien géant !

Du haut de ses 2 mètres 06, Carl Laforêt n’est pas le plus petit comédien qui soit ! Et il en joue énormément dans son premier spectacle solo : Vibralex, une pièce qu’il a écrite voici quelques années et qu’il interprète aujourd’hui avec brio. Il ne nous en fallait pas plus pour creuser le chemin de ce jeune acteur…


Peut-on revenir sur votre parcours ? Comment êtes-vous devenu comédien ?

J’ai suivi un parcours plutôt banal. Au lycée, j’ai fait du théâtre amateur, puis je suis entré à la fac pour faire de la sociologie, j’y suis arrivé par défaut d’orientation… J’aimais la matière, mais j’étais plutôt observateur non actif ! Par la suite, j’ai fait une licence de médiation culturelle, j’avais envie de travailler dans un théâtre, sans savoir vraiment vers quoi m’orienter. Mais je continuais à faire du théâtre en amateur à côté. En stage de fin d’étude, je me suis rendu compte que ce n’était pas du tout ma tasse de thé, d’autant que je me suis plutôt retrouvé à faire un travail de commercial, restant en bureau pour négocier des contrats pour des plateaux d’artistes, etc. C’était de la vente et ça ne me parlait vraiment pas, je ne me sentais pas à l’aise. Ça m’a mis au pied du mur car il fallait vraiment que je trouve ma voie à ce moment-là. Il a fallu choisir, alors j’ai fait ce qui me plaisait et je suis rentré dans une école de théâtre (cours d’art dramatique des théâtres associés à Paris, avec Philippe Chauveau et Jean Jacques Devaux, puis Cours Philippe Chauveau, ndlr).


Ce n’était donc pas une vocation ?

J’y avais pensé plus jeune, car j’adorais le théâtre quand j’en faisais. Ça me trottait dans le fond de la tête, mais j’avais plutôt rangé l’idée, pour l’aspect compliqué de la vie d’artiste et tout ce que ça implique. La sphère artistique m’entourait toujours, mais il a fallu que je sois vraiment au pied du mur pour que je me lance dans le domaine qui finalement m’appelait depuis longtemps.





Comment vous est venue l’idée d’écrire, vous qui êtes comédien ?

À la fin de mes cours de théâtre, j’ai commencé à écrire des petits sketchs sur le thème du travail, mais les sketchs n’avaient pas de liens entre eux. C’était un projet en parallèle, à la fois je m’investissais dans des projets et à la fois j’écrivais le bébé, parce que j’avais envie de défendre quelque chose seul sur scène.


Vous aviez donc déjà l’idée d’interpréter ce Vibralex vous-même, en solo ?

Quand on démarre, c’est toujours bien d’écrire ses propres textes, ça permet de montrer plusieurs facettes. C’était vraiment une volonté de le jouer, mais je n’avais pas envie d’un one man show ou d’un stand-up, j’avais envie de faire quelque chose de très théâtral, de suivre une histoire. Écrire m’a donc permis de guider le spectacle selon mes envies.





Pourquoi avoir choisi d’écrire sur le monde du travail pour votre premier projet ?

À la base, je voulais écrire sur le travail parce que j’avais fait de la sociologie à la fac et que ça m’intéressait ! Sans parler de ça, j’ai fait pas mal de petits jobs à droite à gauche qui m’ont permis d’approcher le monde du travail. Donc mes personnages, pour certains, ont un peu découlé des différentes expériences que j’ai pu avoir. C’est inspirant !


Vos personnages sont plutôt azimutés dans Vibralex ! Ce sont vraiment des personnages inspirés du réel ?

Les portraits ont été bien poussés, caricaturés mais par exemple Jojo, le personnage au carton, vient de toutes les expériences que j’ai eues dans la manutention – il y en a eues pas mal ! – et c’est vrai que j’ai rencontré de vrais personnages dans ce milieu ! Et pas un seul ! Ce Jojo est finalement un patchwork de plusieurs personnes. Mais j’avais vraiment envie de retranscrire l’ambiance et les grandes déconnades dans les entrepôts. Après j’ai tiré le trait… C’est le cas pour tous les personnages.





Pourquoi ces personnages en particulier ? Le manutentionnaire, la secrétaire, le médecin…

C’est ce que j’ai gardé car j’ai écrit beaucoup de textes, mais j’ai dû faire une sélection. Et ce sont des personnages que l’on retrouve dans toutes les entreprises. Comme Vibralex ne représente pas une entreprise précise, chacun peut se dire que ça se passe dans sa boîte.


Cela veut dire que vous avez encore de la matière pour un autre spectacle ?!

Ça peut appeler à d’autres écritures effectivement ! Mais ça reste à peaufiner ; je la retravaille, j’avance un peu dessus… c’est toujours de côté en tout cas.





Vibralex a été travaillé avec la Compagnie Zig Zag pour la mise en scène et la scénographie. Imaginiez-vous une telle mise en scène pour ce spectacle ?

Au départ, non. Mais Philippe Chauveau a tout de suite eu cette idée de la vidéo, ça lui a beaucoup parlé. Après, il y a eu beaucoup de périodes d’essai au plateau parce qu’on ne savait pas comment l’articuler. Mais en tout cas, dans l’écriture il n’y avait pas du tout cet univers graphique que l’on retrouve dans la pièce aujourd’hui. C’était vraiment l’idée du metteur en scène que l’on a travaillé ensemble par la suite. Il m’a beaucoup guidé, des premières écritures à la direction à prendre.


Vous parliez d’écriture de sketchs, vous jouez ici dans un spectacle humoristique et on vous a vu entre autres dans la série VDM. La veine humoristique est-elle celle dans laquelle vous vous sentez le plus à l’aise ?

Effectivement au départ, je me sentais plus à l’aise pour écrire dans la veine humoristique, mais ce n’est pas figé. Au-delà, je n’aspire pas qu’à écrire et à interpréter des spectacles humoristiques ; je ne fais pas que cela d’ailleurs. Quant à Vibralex, c’est un spectacle humoristique, mais il n’y a pas des bons mots pour faire rire toutes les 30 secondes, on n’est pas dans l’humour pur. On suit cela, on s’amuse, mais ce n’est pas un spectacle de vannes. J’aime surtout l’idée que ça devienne une histoire à suivre.





Où peut-on retrouver Carl Laforêt ?
Scène, cinéma, web, télévision… retrouvez les grands écarts de Carl Laforêt ici !

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  • Création : 7/12/2016
  • Mise à jour : 8/12/2016

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