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Jean-Louis Bergère, une sérénité désarmante

Jean-Louis Bergère, une sérénité désarmante

En décembre, Jean-Louis Bergère sort son troisième album : Demain, de nuits de jours. L’artiste angevin y dessine de nouveaux panoramas autour de l’apparition/disparition, teintés de couleurs psychiques propres aux sentiments.


Cinq ans après les géographies d’Au lit d’herbes rouges Jean-Louis Bergère réapparait avec les fruits radieux d’un événement pourtant malheureux. Travaillé depuis la perte de son père et enregistré en tout début d’année, son nouvel album Demain, de nuits de jours s’inspire de la disparition au sens large. De la mort bien sûr, mais aussi des éclipses provisoires, des mémoires, empreintes ou fantômes qui habitent fugacement nos pensées.


La poésie délicate, les mots profonds, lucides et apaisants de Jean-Louis Bergère parlent avec émotion et sincérité, à tous. Et réellement, ce troisième disque n’a rien de morbide ou démentiel : c’est une œuvre éclairée autant que clairvoyante, construite en totale cohérence d’un bout à l’autre. L’auteur compositeur interprète nous emporte dans une musique ambiante, tantôt électrique, tantôt plus intime d’où s’envolent des nappes enveloppantes, chargées d’images.

La voix a pris plus de chair, elle se lâche davantage entre le parlé et le chanté, et porte avec elle un souffle chaud, grandement sensible. Le charme de cette très belle production (chapeau à Rumble Sound) a toutes les chances d’accorder la critique.

Sortie Demain de nuits de jours, le 1er décembre, disponible chez les disquaires (CD-BD, Fnac &internet)

Découvrir le teasing du nouvel album

Plus d’infos : www.jeanlouisbergere.com

evénement

Rencontre avec Jean-Louis Bergère

Rencontre avec Jean-Louis Bergère, auteur-compositeur, pour la sortie de son album « Demain de nuits de jours », à la Médiathèque

evénement

Carte Blanche à Jean-Louis Bergère

En 2012, sa carte blanche au Musée des Beaux-Arts se jouait à guichets fermés ! Pour découvrir l’univers de Jean-Louis Bergère, ruez-vous au Musée

interview

Jean-Louis Bergère

p<> Interview 2009 / Extraits p<>
p<>. Certains chanteurs sont éclipsés des plateaux aussi vite qu’ils s’y sont hissés ; d’autres s’inscrivent dans la durée. Jean-Louis Bergère fait partie de ces derniers qui continuent à compter dans la sphère de la chanson poétique francophone. Deux ans après la sortie de son album Au lit d’herbes rouges, il revient sur la scène du Grand Théâtre d’Angers pour un spectacle unique. De sa voix veloutée et caressante, l’auteur-compositeur-interprète angevin tisse ses toiles imagées autour de mélodies captivantes, qu’il fait vivre sur plateau avec brio. Rencontre avec cet artisan authentique, généreux et ouvert.

Comment va se dérouler le set du 3 mars et avec quelle formation ?
Ce sera en grande formation puisque je serai accompagné des cinq musiciens : Alain Ricou, Yannick Coudreau, Dominique Garnier, Hervé Moquet et Romain Desjonquères. C’est assez confort ! C’est donc la version « electro-ambiant, pop atmosphérique » de l’album Au lit d’herbes rouges, avec sûrement une ou deux nouvelles chansons qui préfigurent l’album à suivre. Dans le spectacle, créé en résidence au Centre Georges Brassens d’Avrillé, mon port d’attache depuis 2001, il y a deux parties « électriques » et au milieu, une pause acoustique pendant laquelle interviendront la danseuse Maud Albertier du collectif EDA et Frédéric Pellerin de Memento Mori. Il y aura également trois films du photographe Yannick Lecoq qui seront projetés à des moments précis du concert. Ce sont des créations réalisées spécialement pour le spectacle. Yannick a monté trois films sur la durée des chansons ; ce ne sont pas des clips mais vraiment une ornementation du morceau par l’image.

Le set a-t-il tout de même évolué depuis la résidence ?
Oui, ça a bien bougé. Les dates que l’on a pu faire tous ensemble ont bien fait évoluer les choses. La peau est beaucoup plus belle ; on a fait quelques modifications sur les morceaux ; on a aussi changé certains enchaînements entre les chansons. On a essayé de modifier dans le bon sens du terme, en trouvant des améliorations pour que ça fonctionne encore mieux.

Qu’attends-tu de ce concert ?
Il y a une grosse charge affective dans le fait d’aller au Grand théâtre. C’est vraiment un rêve de gosse ; quand j’étais gamin, je n’aurais jamais imaginé venir jouer un jour dans ce lieu. C’est donc une date importante pour moi autant affectivement que professionnellement. On a vraiment envie de réussir ce concert, de donner le meilleur et surtout de continuer à  faire vivre ce spectacle avant d’entamer un nouvel album.


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  • Création : 6/12/2012
  • Mise à jour : 23/5/2013
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