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Salam - création franco-palestinienne

Ils sont cinq sur le plateau, quatre danseurs et un musicien, quatre frères comme les quatre points cardinaux et un axe, celui du centre du monde, celui qui les rassemble. Ils sont là, réunis et unis. Ils ouvrent l’espace par le mouvement et la voix. Le mouvement est celui de la liberté des corps dansants et la voix est celle du dedans, une voix en direct, qui retentit en écho de leurs âmes, c’est une onde, elle est musique. Le souffle est alors le seul instrument qui accompagne les quatre hommes « symboles ». Le plateau devient le champ des espérances, au sens propre et figuré, et offre à nos regards trompés une autre vérité. Sans limites de frontières, la sincérité des corps envahit l’horizontalité, dans un espace de paix, alors que la voix s’élève dans la verticalité comme pour crier aux dieux une autre Vérité. Ils sont Occidentaux, Sud-Américains et Palestiniens : ils sont humains. Ils dansent la joie, ils dansent les doutes, ils dansent leurs cultures, ils dansent leurs croyances, ils dansent.

« Plus qu’une danse, plus qu’un acte politique, les yeux de l’artiste ne sont-ils pas ceux à travers lesquels nous pouvons regarder le monde différemment et commencer une autre réflexion ? » – Hervé Maigret

« Salam » signifie « paix » en arabe. Ce projet permet à Hervé Maigret de travailler sur l’identité et de réinterroger la notion de frontières. Qu’est-ce qu’une frontière ? Les frontières imaginaires, les frontières politiques, les frontières culturelles et la frontière corporelle sont-elles des obstacles à la Paix (extérieure et intérieure) ?
Qu’est-ce que danser la Paix ?
Sur scène ils sont 5 : 4 danseurs et 1 musicien. Ils sont français, équatorien ou palestinien, d’origines diverses et d’identité gestuelle singulière ils se rencontrent, se cherchent s’observent et confrontent leurs différences. Dans un espace où les délimitations sont sans cesse en évolution, ils tentent de construire ensemble, en quête de paix, de liberté et de fraternité. « Salam » explore une thématique difficile dans un contexte politique noueux, mais nous, artistes, ne pouvons-nous pas donner un autre angle de vue avec une approche relevant plus du sensible ?
La confrontation entre les cultures et les peurs est aujourd’hui sans cesse en progression. « Salam » invite aussi à une réflexion sur la terre, sur le danseur cultivateur, celui qui veut semer pour planter, produire et partager. Cette démarche chorégraphique s’appuie sur la stratégie du Sumud qui incite les Palestiniens à favoriser l’exploitation de leur terre afin de trouver l’indépendance économique et l’autosuffisance alimentaire. La stratégie du Sumud est également la représentation du combat pacifique contre le déracinement en cours. La terre devient l’unique symbole d’identité et de transfert de fécondité.
Concernant la musique, « Salam » propose un travail sonore exécuté en direct à la fois avec la voix et avec des prises de son sur le plateau. Un des procédé est mis en place par l’artiste musicien Camille Saglio avec un système de looper. D’autres collaborations artistiques autour du projet enrichissent l’univers : Serge Crampon pour la scénographie et Mickaël Lafontaine pour la partie numérique.

contemporaine danse palestine
  • Création : 16/1/2018
  • Mise à jour : 16/1/2018
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